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Samedi 13 janvier 2007
Lorsqu'on parle de développer l'Internet au Bénin, échaudés par l'apparition récurrente de soi-disants " panacées du développement " ou par l'utilisation d'un nouveau paradigme venant du Nord, beaucoup crient à la mascarade et au mimétisme. Nous comprenons ces réactions, tout à fait justifiées, quand bien même la morale enseigne de ne jamais jeter le bébé ainsi que l'eau de bain. Lorsqu'il s'agit de l'Internet, des " Technologies de l'Information et de la Communication " (TIC), nous devons être plus froids et mieux analyser les choses pour prendre des décisions salutaires pour le pays, surtout lorsque nous sommes décideurs du secteur.

Qu'on comprenne bien notre propos. Pour nous, l'Internet n'est pas l'instrument magique qui transformera SOUDAINEMENT nos hameaux en d'imposants immeubles, nos populations illettrées en nouveaux Voltaires, nos eaux souillées en eau potable, nos âmes corrompues en foyers immaculés, qui guérira d'un coup le Sida ou le paludisme, etc. L'Internet n'est pas non plus une bonne sœur charriant une bonté innocente et gratuite. Mais autant refuser de ne plus s'exprimer en français ou anglais, de ne plus ni prendre l'avion, ni conduire nos Mates, nos 505, si forts de cette dernière argumentation, nous nous fermions à l'Internet.

Pourquoi s'indigner de l'état de développement actuel de l'Internet dans notre pays ?

Par Serge Angelo AGNILA - Publié dans : agnila.serge
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Samedi 13 janvier 2007

LES TIC AU BENIN ETAT DES LIEUX
Le Bénin s'est connecté à l'Internet dans le cadre de la préparation du sixième sommet de la francophonie qui s'est tenu à Cotonou, Bénin, en décembre 1995. Il est l'un des premiers pays africains francophones à se connecter sur le réseau et disposait d'une bande passante de 64 kilobits/s. En 1998, cette bande passante fut augmentée à 128 kilibits/s grâce au projet américain Leland Initiative. Ce n'est qu'en juillet 2001 qu'elle augmentera à nouveau pour atteindre un mégabit/s, alors que les autres pays de la sous régions se situent déjà au delà de cette capacité. L'opérateur historique des télécommunications est l'Office des Postes et Télécommunications (OPT). Cinq fournisseurs d'accès offrant des services au grand public sont actuellement opérationnels (dont quatre privés). La population des internautes ne dépasse pas un pourcent de la population, alors que les abonnés aux services des fournisseurs d'accès locaux tournent autour de 7000. La distribution géographique de l'internet est très déséquilibrée car le service réellement n'est disponible que dans les grandes villes, dont Cotonou qui héberge autour de 90% des internautes. Les NTIC font face à de multiples problèmes pour leur essor, problèmes tels l'analphabétisme d'environ 70% de la population dans les langues occidentales, la défectuosité des infrastructures de télécommunication (il existe un seul POP situé à Cotonou et la plupart des centraux sont analogiques), la saturation des centraux téléphoniques entraînant la rareté du téléphone fixe ; 47 000 lignes en juillet 2001, la faiblesse du réseau électrique, etc. Pour contrer toutes ces difficultés un ministère de la promotion des nouvelles technologies a été institué mi 2001.

Depuis 2000, le Bénin a connus la libéralisation du secteur des télécommunications. l’OPT opérateur historique est depuis 2005 scinder en deux : La poste et BENINTECOMS. Les sociétés de GSM qui se partagent le marché sont au nombre de quatre : LIBERCOM compte 76 000 clients, AREEBA près de 500 000 quand à BBcom et TELECEL le nombre de leur client est respectivement 150 000 et 250 000 environ. Décembre 2006, le Bénin compte 77000 lignes fixes, le nombre de demande en instance est de 51000 lignes conventionnelles et la télédensité est de 1,03 %.  

Pour ce qui est de l’Internet, 6 000 abonnée à bénin télécoms pour l’accès RTC et 1 300 béninois on accès à l’ADSL. Les deux autres PSI/ADSL cumulent 4 000 abonnées. Le boom qu’a connu Internet dans le pays en fin 2001 est retomber du fait que l’opérateur historique n’aie pu fournir l’infrastructure nécessaire pour la couverture numérique du pays

Par Serge Angelo AGNILA - Publié dans : agnila.serge
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Samedi 13 janvier 2007

Les groupes socio-culturels

Ce sont les groupes anciennement installés qui ont formé la population béninoise d’aujourd’hui. Ces groupes ont donné naissance à un certain nombre d’entités homogènes du point de vue linguistique et socio-culturel, et possédant une assise territoriale. Il y en a près d’une vingtaine dans notre pays :

• Au sud : Aja, Waci, Gen, Xuéda, Xwla, Ayizo, Toli, et Fon ;
• Au sud-est : Yoruba et Gun ;
• Au centre : Maxi et Yoruba ;
• Au nord : Batumbu, Dendi, Mokole, Fulbe, Cenka, Hausa, Betammaribe, Waaba, Bebelbe, Natemba, Yowaet Lekpa.
L’ensemble de ces groupes socio-culturels forment la nation béninoise.

(carte ethnique)

Les langues et les religions

Les différents groupes

En attendant une nouvelle classification, les langues du Bénin peuvent être classées en deux groupes linguistiques au moins :

• Le groupe Voltaïque (ou Gur) Ex : Gulmacema, Ditammari, etc.
• Le groupe Kwa : Fongbe, Yoruba, Gungbe, etc.
• Les autres langues : Anufom, Basa, etc.

Chaque groupe se subdivise en sous-groupes comprenant chacun plusieurs langues ayant des variantes dialectales.

Les principales langues

A l’intérieur d’un groupe ou sous –groupe l’inter-compréhension n’est jamais automatique. Certaines langues centrales servent alors de référence. Au niveau national, ce sont : fongbe, yoruba, ajagbe, gengbe, gungbe, baatonu, dendi, ditammari, waama, nateni, fulfulde, yom, hausa, biali, lekpa, mbelime, foodo, et anii.
La colonisation et la nécessité de notre insertion dans l’économie mondiale nous obligent à pratiquer les langues étrangères. Au Bénin, les principales langues étrangères sont : le français, langue officielle (administration) et l’anglais pour le commerce et les relations internationales.

Les religions

Les religions nationales

Les peuples du Bénin ont toujours pratiqué des cultes originaux selon les traditions de chaque groupe socio-culturel. Dans l’Atacora, les religions nationales sont celles instituées par les premiers fondateurs. Il y a alors plusieurs divinités matériasées par des éléments de la nature (pierre, serpent, arbre, etc.).

Dans le sud et le Moyen-Bénin on note une nette similitude entre les panthéons Yoruba et Aja-Fon. Le Dieu suprême est Orrica chez les Yoruba et Mahu-Lisaa chez les Aja-Fon.

Autour du Dieu suprême (Dieu de tout l’univres) coexistent toute une série de puissance :

  • Sakpata ou Cankpana (divinité de la terre et de la variole),
  • Xebioso ou Cango (divinité du tonnerre),
  • Gu ou Ogun (divinité de la guerre et du fer), etc.

Les religions étrangères

Ce sont :

• L’Islam, introduit par les marchants Arabes, Hausa et Songhaî dans tout le Borgou et jusqu’à Djougou, et au sein des peuples Yoruba.
• Le Christianisme introduit par les missionnaires européens surtout dans les régions méridionales et centrales, et en pays Otammari.
Par Serge Angelo AGNILA - Publié dans : agnila.serge
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Samedi 13 janvier 2007

Au commencement étaient les royaumes

L e Bénin est le siège de civilisations anciennes et brillantes, qui furent batties autour de royaumes centrés sur des cités –Etats.

Les trois principaux royaumes (créés par les Fon ) furent celui d' Allada, fondé au 16è siècle ,celui d' Abomey en 1625 , et celui de Porto-Novo , alors appelé Adjacé , puis Hogbonou . Ces entités politiques bien structurées étaient pourvues de centres urbains fonctionnels . Eles avaient développé un commerce local , basé dès le XVIIème siècle, entre autres, sur la traite des esclaves ,puis sur celle du palmier à huile après l'abolition du commerce négrier en 1807. Cette économie de traite a favorisé l'installation, le long de la côte (surnommée « côte des esclaves »), de comptoirs commerciaux contrôlés par les Anglais, les Danois, les portuguais et les Français.


Les dates repères

• 1650 : les Anglais construisent un fort à Ouidah

• 1664 : première installation de missisonnaires à Juda (Ouidah), les capucins bretons,

• En 1704 : la France est autorisée à construire un port à Ouidah tandis qu'en 1752 , les portuguais s'installent à Hogbonou qu' ils baptisent Porto-Novo.

• En 1863 : Le premier protectorat français est établi avec le Roi de porto-novo qui recherche de l'aide face aux prétentions du roi d'Abomey et aux attaques des anglais , implantés à Lagos. La même année, Glélé , le Roi d'Abomey , autorise les Français à s'établir à cotonou .

• En 1882 : le souverain du royaume de Porto-novo signe un nouvel accord de protectorat avec la France qui envoie un « Résident français » chargé d 'assister le Roi .

• En 1894 , le Dahomey est colonisé par la France , après la réddition du Roi d'Abomey . Un Décret établit la dénomination des nouveaux territoires « Colonie du Dahomey et ses dépendances ».

• En 1904 , le Dahomey est incorporé à l'AOF ( A frique O ccidentale f rançaise ).

• Le 4 décembre 1958 , la République est proclamée et le Dahomey devient un Etat indépendant le 1er août 1960 .

• Commence alors une période d'instabilité politique marquée par la succession de 6 coups d'Etats entre 1960 et 1972, date à laquelle le commandant Mathieu Kérékou prend le pouvoir .

• Le 30 novembre 1975 , le Dahomey prend la dénomination de « République populaire du Bénin » ( RPB ) à l'initiative du gouvernement militaire révolutionnaire présidé par le colonel Kérékou .

• En décembre 1989 , après 17 ans de régime marxiste le Président Kérékou annonce l 'abandon du marxisme-léninisme sous la pression de la rue et des bailleurs de fonds .

• Du 19 au 28 février 1990 se tient sous la présidence de Mgr de Souza , archevêque de cotonou, la « Conférence des forces vives de la Nation » qui met en place un gouvernement de transition dirigé par un Premier Ministre Nicéphore Soglo .

• Au terme des élections présidentielles de mars 1991 , organisées sous le signe du multipartisme , Nicéphore Soglo est élu Président de la République avec plus de 67 % des suffrages exprimés .

• En 1996 , les élections présidentielles ont lieu et portent de nouveau à la Présidence de la 

République l' ancien Président Mathieu Kérékou .

•En mars 2001 les élections présidentielles ont lieu et portent de nouveau à la Présidence de la République l' ancien Président Mathieu Kérékou .

Depuis, le Bénin fait figure de conférence et de pays modèle en Afrique subsaharienne , en réussissant une transition démocratique sans effusion de sang ni coup d'Etat .
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Samedi 13 janvier 2007

Voulez-vous vraiment connaitre Mon Pays ?

Un peu d'histoire !

Autrefois appelé DAHOMEY , du nom de l'Empire médiéval du même nom, la population du Bénin est formée de nombreuses ethnies.

Les Européens découvrirent ce pays au XV ème siècle déjà, beaucoup y vinrent mais seuls les Portugais et ensuite les Français s'y établirent réellement. Le Bénin fit ensuite partie de l'Afrique Occidentale Française jusqu'à son indépendance en 1960 .


La géographie

De forme allongée en latitude, le Bénin couvre une superficie de 114.763 KM 2 et compte 6.752.569 Hbts (en 2002, chiffre provisoire ) dont plus de la moitié a moins de 20 ans.

Situé entièrement dans la zone intertropicale entre l'Equateur et le Tropique du Cancer , ce pays qui, tel un doigt pointé vers le c?ur de l'Afrique Occidentale , est entouré par le Nigéria, le Togo, le Burkina Faso et le Niger. Baigné par les eaux du Golfe du Bénin et de l'Océan Atlantique , le Bénin s'étire le long des rives du majestueux fleuve Niger.

Bordé au Sud par 125 km de plages atlantiques inondées de soleil et jalonnées par les mangroves peuplées d'oiseaux fascinants, le Bénin s'allonge vers l'intérieur, vers les cimes du Mont Atacora et à l'extrême nord, vers le plateau sableux du bassin du Niger.

Un pays tropical dont les saisons sont fortement influencées par les vents humides de l'océan et les vents secs du désert nord.

Dans le Sud, le climat subéquatorial détermine deux saisons sèches et deux saisons de pluies alors que le nord n'a qu'une saison sèche et une saison de pluies. La meilleure époque de l'année pour visiter le Bénin se situe entre novembre et mai, lorsque souffle l'Harmattant, un vent chaud et sec.

Sur les hauteurs de l'Atacora, l'altitude offre une fraîcheur bien agréable.


Le Bénin et ses villes

Le Bénin est divisé en douze ( 12 ) départements :

L'ALIBORI ; L'ATACORA ; L'ATLANTIQUE ; Le BORGOU ; Des COLLINES ; Le COUFFO ; La DONGA ; Le LITTORAL Le MONO ; L'OUEME ; Le PLATEAU ; Le ZOU ;

Les villes du Bénin doivent leur développement à leurs fonctions historiques, administratives, commerciales et industrielles. Les plus grandes villes sont les suivantes:

- Cotonou avec plus de 800 000 habitants, est la plus grande ville du Bénin; elle concentre la plupart des activités politiques, administratives, économiques, industrielles, culturelles et touristiques du Bénin.

- Porto-Novo , Capitale, est la deuxième ville du pays avec 232756 habitants.

- Parakou qui compte aujourd'hui plus de 175 000 habitants est la métropole administrative et économique du Nord-Bénin.

- Abomey et Ouidah qui comptent environ 85 000 habitants chacune, sont des villes historiques.

Plus d'une vingtaine de langues nationales sont parlées au Bénin mais la langue officielle est le français.


L'évolution du PIB

- Monnaie : le franc CFA 1000fCFA=1,52 euros

- PIB au prix courant (milliards de fr cfa en 2001): 1832 ; version uemoa harmonisée ;
- PIB au prix courant (milliards de fr cfa en 2002): 1 951 ; version uemoa harmonisée ;
- PIB/ habitant (milliers de fr cfa en 2000): 248 ; version uemoa harmonisée ;
- PIB/ habitant (milliers de fr cfa en 2001): 259 ; version uemoa harmonisée ;
- PIB/ habitant (milliers de fr cfa en 2002): 273 ; version uemoa harmonisée ;
- PIB marchand au prix courant (milliards de fr cfa en 2001): 1.631,6 ;

- Principales activités économiques : agriculture, commerce, artisanat, industrie, petites et moyennes industries.

Par Serge Angelo AGNILA - Publié dans : agnila.serge
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