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Samedi 20 janvier 2007

Vous êtes nombreux à me demander ce qu’était le PASNTIC et en quoi consistait ma fonction dans ce programme du PNUD.Cet article sommaire vous en donnera une  idée.

 

Le  Document d’Appui au Programme (DAP)du PASNTIC porte sur l’assistance du PNUD au Gouvernement béninois dans le domaine des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC). Cette assistance regroupe un certain nombre d’actions à mettre en œuvre au cours de la période « intérimaire » (2002-2003) qui sépare le cycle initial de programmation (1997-2001) et la période retenue pour le prochain cycle harmonisé de programmation de l’ensemble des agences du Système des Nations-Unies (2004-2008).

La stratégie repose sur la mise en œuvre des actions prioritaires ou de facilitation fondée sur la consolidation des acquis du projet SDNP (BEN/97/008) d’une part, et sur l’accompagnement du programme d’action gouvernementale d’autre part.

 

L’appui se traduit par un cadre unique de programmation composé de trois (03) composantes :

 

i)      NTIC et Décentralisation,

ii)     NTIC et Renforcement des capacités de l’administration publique

iii)    NTIC création d’emplois et croissance économique

 La première composante, celle que j’ai géré, contribua à renforcer le processus de la décentralisation en supportant l’amélioration de la problématique de la communication dans certaines communes du Bénin dont Djidja, Tchaourou, Nikki et Tanguiéta qui constituent des zones d’intervention privilégiées du PNUD ; ce faisant, elle capitalisera sur les acquis des projets en cours d’exécution par le PNUD dan ces localités.

Quelques actions réalisées :

  • Installation de radios diffusions communautaires dans les communes de Djidja et Tchaourou

  • Renforcement de la radio communautaire de Nikki et de la radio rurale de Tanguiéta

  • Mise en place d’unités d’information publique (IUP) (cybercentres communautaires) dans les quatre communes sus-citées

  • Sensibilisation et formation des élus locaux, membres des comités locaux de développement des communes sus-citées et autorités préfectorales sur les NTIC

  • Appui à l’équipement des communes ciblées pour l’utilisation effective des NTIC

  • Cybercentre communautaire de Malanville

  • Site web de 23 communes du Bénin pour préparer la télé procédure

  • Administration réseau du PASNTIC

  • Webmaster du PASNTIC

  • Quelques mission à l'étranger

  • ..............

 

Voilà ceux à quoi je me suis occupé. Aujourd’hui, j’ai le sentiment que beaucoup reste à faire et qu’à lair de la décentralisation, la dématérialisation des communes reste une gage de réel développement à la base

Par Serge Angelo AGNILA - Publié dans : agnila.serge
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Samedi 20 janvier 2007

Face au désordre dans le secteur des télécommunications et des TIC, une étude a été demandé par le gouvernement dans le but de diagnostiquer le mal qui ruine ce secteur. Après quoi, le gouvernement a taper du point sur la table.

De l’étude de cette communication, il ressort les constats amers suivants :

- l’exercice, par quarante sept (47) Opérateurs sur cinquante (50) visités, de tout ou partie de leurs activités en violation des textes qui régissent l’établissement et l’exploitation des réseaux concernés ;

- l’accès anarchique à l’international des réseaux exploités par les entreprises concernées sans aucune autorisation des Autorités compétentes ;

- l’utilisation anarchique des fréquences en violation de la règlementation en vigueur ;

- la fourniture sans autorisation des services de télécommunications au public ;

- le non respect de la législation en vigueur, notamment la violation des dispositions du Décret portant Règlement des installations et exploitations d’équipements de radiotéléphonie cellulaire mobile terrestre et de celles de l’Ordonnance n° 2002-002 du 31 janvier 2002 portant Principes fondamentaux du régime des télécommunications en République du Bénin ;

- l’exploitation sans contrepartie des équipements de Bénin Télécoms SA par certains opérateurs privés ;

- l’existence de pratiques de mal gouvernance à Bénin Télécoms SA.

- l’inorganisation totale doublée d’une ouverture incontrôlée sans vision à long terme qui a plongé le secteur des télécommunications et des technologies de l’Information et de la Communication (TIC) dans un désordre indescriptible ;

- le développement de pratiques frauduleuses qui ont ruiné les acquis du Bénin dans ce domaine et limité considérablement les opportunités que ce secteur aurait dû créer pour l’économie nationale en termes de richesse et d’emplois ;

- des préjudices importants ainsi causés aux populations béninoises et à l’État, tout en maintenant les investisseurs et les opérateurs eux-mêmes dans un malaise permanent ;

Cette situation catastrophique a eu pour conséquence de :

- priver l’Etat d’importantes recettes d’exploitation des secteurs des télécommunications et des TIC ;

- provoquer une forte hémorragie financière au préjudice de l’Etat Béninois

- plonger Bénin Télécoms SA et le pays tout entier dans un lourd endettement ;

- faire peser des menaces sur la sécurité du pays ;

- ternir l’image du Bénin à l’extérieur.

Eu égard à ce qui précède, le Conseil des Ministres a décidé des mesures d’assainissement qui s’imposent et donné des instructions au Ministre Délégué Chargé de la Communication et des Nouvelles Technologies auprès du Président de la République à l’effet de :

- accélérer l’audit de Bénin Télécoms SA et la mise en place effective de l’Autorité de Régulation des Télécommunications ;

- supprimer immédiatement tous les accès à l’international effectués hors des installations de Bénin Télécoms SA ;

- suspendre tous les Arrêtés portant autorisation de prestations de services de télécommunications telles que : la Voix sur IP (Vo IP), la Boucle Locale Radio (BLR), le WIFI, le WIMAX, l’ADSL, les cartes prépayées, à l’exception des fournisseurs d’accès à l’Internet et des Opérateurs de Cybercafé qui exploitent légalement leurs activités ;

- démanteler sans délai les installations techniques destinées à la fourniture des Services de télécommunications par satellite (VSAT) non autorisées ou utilisées pour fournir des services ouverts au public en violation des textes en vigueur ;

- faire cesser sans délai, les services non encore ouverts à la concurrence (téléphonie fixe et cabine téléphonique mobile utilisés à des fins de téléphonie fixe) offerts par les opérateurs privés GSM ou autres en violation des textes ;

- relever le prix des licences jusque là octroyées de façon fantaisiste ;

- annuler l’Arrêté interministériel portant autorisation de l’interconnexion directe accordée à BELL BENIN COMMUNICATION pour relier directement son réseau à celui de TELECEL ;

- examiner les conditions dans lesquelles a été opérée récemment la mutation entre Télécel et Moov.

Tout cela est bien beau !  Et invite à une série d'interrogations :

A quand l'installation de l'Autorité de Régulation des Télécommunications ? Qu'est ce qui empêche son installation depuis des mois? Quelle structure doit contrôlé et sanctionner les interconnexions illicites? Pourquoi les cabines GSM fixes ne sont-elles pas automatiquement supprimés ?

Voilà autant de questions auxquelles nous répondrons les jours à venir après des investigations dans la règle de l'art.

Source : Conseil des ministres du 19 Décembre 2007

Par Serge Angelo AGNILA - Publié dans : agnila.serge
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Samedi 13 janvier 2007
Répartition spatiale des principales ethnies du Bénin (le Bénin socio-culturel)


Par Serge Angelo AGNILA - Publié dans : agnila.serge
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Samedi 13 janvier 2007

Lorsque l'on parle du développement de l'internet, on y oppose quelquefois le développement préalable du téléphone. S'il est vrai que sans téléphone on ne peut utiliser l'internet et que les populations ont d'abord besoin du téléphone, il est aussi vrai qu'on ne saurait " attendre " d'avoir développé le téléphone (depuis des années on s'y atèle, pourtant des milliers de demandes sont insatisfaites) avant d'augmenter le débit national (première urgence dans le processus de développement de l'internent au Bénin). De plus, augmenter le débit national, est de loin plus " facile " que de développer le téléphone, puisqu'il suffit de disposer de fonds et de contacter un prestataire de service. Nul trou à creuser. Ce n'est qu'une question d'heures ou de jours, contrairement au développement de la téléphonie filaire. Et le retour d'investissement est garanti. En définitive, on peut à la fois bien développer l'Internet et le téléphone simultanément ; ces deux actions sont tellement complémentaires qu'on ne peut les distinguer. Le téléphone pour la couche de notre population bien défavorisée qui ne pourra pas tout de suite bénéficier du développement d’un réseau numérique national. En effet, l’émergence des technologies alternatives pour le maillage de la déserte territoriale ralentisserait l’engouement au téléphone fixe. Et pour cause le haut débit en lui-même contient la solution de téléphonie plus fiable et à moindre coût. Bientôt les téléphones portables pourront être connectés sur l'Internet et nous ne pourrons jamais jouir de toutes leurs potentialités si nous ne développons pas l'Internet.

Il est vraiment temps que le gouvernement mette en place une politique nationale sur le développement des TIC au Bénin (depuis l'informatique, jusqu'à l'Internet, la télématique en passant par le téléphone).

Par Serge Angelo AGNILA - Publié dans : agnila.serge
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Samedi 13 janvier 2007

Fin 1995, le Bénin s'est connecté, bien avant la plupart des pays francophones africains au sud du Sahara. Bon nombre de ces pays nous enviait alors, se disant que nous venions ainsi de nous doter (même si l'initiative n'était pas nôtre) d'une technologie pouvant appuyer notre développement multisectoriel. Nous avions alors un " débit " international de 64000 bips/s ( le débit international est la vitesse de transmission des informations entre le Bénin et l'étranger ; le débit constitue un facteur très important en ce qui concerne l'Internet, parce que permettant ou non de jouir de toutes les potentialités qu'offre la technologie). Ce débit bien que très faible, nous situait parmi les pays du Sud les mieux pourvus à l'époque.

 

Situation dans les autres pays limitrophes

Les autres pays africains ont par la suite commencé à se connecter. Sénégal, Togo, Burkina Faso, Niger, Nigéria, etc. Ces pays en se connectant, prirent des débits de 64000 bit/s, tout comme nous, puis rapidement, certains d'entre eux évoluèrent, se rendant compte des limites que leur donnait cette vitesse. Le Sénégal alla rapidement à 1mégabit (soit environ 15 fois le débit béninois). On nous promit alors également une augmentation de notre débit.

 

Projet LELAND et bande passante


Entre temps, nous bénéficions, comme certains pays africains de la mise en œuvre locale d'un projet américain appelé Leland Initiative, dans le cadre duquel, entre autres, notre débit pouvait être élevé jusqu'à au moins 1 mégabit en moins de trois ans (vers 2000). Dans cet élan, après moults tergiversations, en février 1998, notre débit fut doublé : 128 000 bits/s. Entre temps, le Togo, le Burkina et autres étaient à 256 bits/s, soit le double de notre nouveau débit. Aujourd'hui, le Sénégal se situe à au moins 2mégabits, le Nigéria 2 mégabits, le Burkina court vers 2 mégabits, le Togo possède1 mégabit. Le Bénin est toujours à 128 000 bits/s (soit au moins 8 fois moins que le Togo, au moins seize fois moins que le Sénégal) ; le projet Leland est apparemment bouclé. Si nous ne devons ni nous comparer à la France, aux Etats-Unis, ni peut être même à l'Afrique du Sud, au Nigéria et au Sénégal (encore que !..), nous pouvons au moins nous comparer au Burkina et au Togo. Et il est inconcevable et inacceptable que nous soyons à ce stade aujourd'hui et que depuis plus de deux ans, l'augmentation du débit reste au stade de projet. De plus, au Togo, ce n'est pas le seul Togotel (équivalent de l'OPT aujourd’hui Bénin Télécoms) qui possède 1 mégabit, mais un opérateur privé existe (CAFE informatique), qui possède environ un débit de 1,2 mégabits/s et qui est totalement indépendant de Togotel depuis 1997. Le Bénin, chantre de la démocratie, est loin de cet exploit.

Bougeons

Et comme d'habitude, après notre connexion, nous avons tôt fait de reprendre les bonnes habitudes.

Nous sommes là où nous sommes. Nous avons connu le téléphone portable en 1995, avant beaucoup de pays de la région. Nous avons dès lors pris le soin de choisir une technologie AMPS en voie de disparition. Ce n'est qu'en 2000 que le GSM sera opérationnel chez nous, après tous les pays de la région. " C'est le Béninois qui est comme çà " a dit un Togolais. Bientôt, la démocratie sera diffusée sur tout le continent, et nous irons encore tenir notre poste rouge qui nous attend impatiemment. Et le monde nous oubliera définitivement.

Par Serge Angelo AGNILA - Publié dans : agnila.serge
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