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Jeudi 15 février 2007
A l’occasion de la Journée Internationale des Volontaires tenue le 05 décembre, les populations cibles des localités de Tchaourou, Tanguiéta et Nikki au Bénin ont bénéficié d’une formation – sensiblisation – initiation aux Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) du 08 au 17 décembre.

 

Cette formation a eu lieu avec l’appui de l’Unité VNU (PNUD Cotonou) et du Programme d’Appui au Secteur des NTIC (PASNTIC BEN/01/003) et exécutée par les VNU Nationaux Spécialistes affectés dans ce programme que sont Joel Dossou AHOUE, Achile HOUSSOU et votre aimable serviteur, Serge Angelo AGNILA.

Mairie de Tchaourou

En effet, la promotion des NTIC pour un développement humain durable est l’un des objectifs du gouvernement de la République du Bénin. Ce dernier s’est engagé avec l’aide des partenaires à mettre en place une véritable politique nationale des NTIC par laquelle il pourra saisir les opportunités qu’offrent celles-ci au développement socio-économique.  A cet effet, d’importants efforts de sensibilisation et de formation ont été réalisés en direction de toutes les catégories socioprofessionnelles, des autorités politiques et de l’Administration publique dans le cadre de différents projets du PNUD. Cette assistance continue du PNUD est rendue possible avec l’appui de l’Unité VNU qui met à disposition des VNU spécialistes.  C’est l’exemple du Programme d’Appui au Secteur des NTIC (PASNTIC BEN/01/003) à travers trois axes : NTIC & décentralisation, NTIC & Renforcement des capacités de l’administration publique et NTIC & création d’emplois et croissance économique lesquels s’exécutent avec l’expertise de trois VNU Nationaux Spécialistes depuis Septembre 2002.

 
 

 Les femmes leaders de Tchaourou en pleine initiation

 

Pour l’occasion de la JIV, ces volontaires à l’œuvre avec l’appui de l’unité locale ont organisé un programme spécial de sensibilisation, initiation pratique à l’informatique au profit des populations cibles (élèves, professeurs, élus locaux, femmes leaders) des localités d’intervention du PASNTIC.

 

Reculer la frontière de l’ignorance,

S’il est retenu que les NTIC serviront de levier pour impulser le développement économique et social et faire du Bénin, à l’horizon 2025, une société de l’information, solidaire, épanouie et ouverte, la réalisation de cette vison passe par l’appropriation de ces outils par tous. Or l’informatique, les télécommunications, l’Internet et les possibilités associées  demeurent inconnus des grandes masses au Bénin. Pour reculer les frontières de cette ignorance, les séances de formation ont porté sur :

-          la connaissance de l’ordinateur ;

-          de l’ordinateur individuel aux réseaux ;

-          Notions d’Intranet et d’Internet ;

-           Système d’exploitation ;

-          Logiciel MS Word (écrire une lettre, faire son curriculum vitae, faire un tableau) ;

-          Logiciel MS Excel (Faire les calculs, présentation d’un budget, présentation des graphiques) ;

-          Internet (Internet Explorer, Navigation Internet, recherche d’internet sur le Net) ;

-          Initiation pratique à la messagerie.

 

Les bénéficiaires,

 

Au total une vingtaine de personnes ont suivi la formation durant cinq (5) jours à Tchaourou. Ici, la grande partie des bénéficiaires sont des femmes travaillant dans des ONG locales, à l’hôpital, à la Commune et  le personnel administratif.

 

L’assiduité des apprenants était  impressionnante

 

Ces derniers n’ont jamais touché à l’ordinateur et étaient très impressionnés en témoigne leur disponibilité continue  à s’exercer même à des heures tardives malgré les interruptions répétées de l’énergie électrique due au délestage que connaissait la Commune. Les séances de formations ont eu lieu dans la grande salle de la Commune où les VNU ont installé un réseau de 10 postes. Cette infrastructure mobile la même dans les autres localités bénéficiaires.

 

 

 

Les NTICs au service du Développement

 

La satisfaction des bénéficiaires a été très grande vu les différentes possibilités que leur offrent ces outils. Ils ont estimé très courte la durée de cette formation qu’ils souhaitent continuer au cours de l’année 2004.

Les étapes de Tanguiéta et de Nikki ont été aussi concluantes. A Nikki, les élus locaux ont eu l’occasion de naviguer sur le net, de visiter les sites web de Communes en ligne. Ils en étaient très impressionnés et ont souhaité disposer d’un site web pour leur localité. Une réponse favorable leur a été donnée puisque dans le cadre de l’appui qu’il accorde à ces communes pauvres, le PASNTIC développe et met en ligne des sites web pour chacune des communes. Ce fût aussi l’occasion de chat sur le net, de lecture de journaux béninois en ligne (auxquels ces populations situées à plus de 700 km de Cotonou n’avaient pas accès).

 

 

Le partage du savoir

 

 

Tel était la motivation de ces volontaires qui impressionnés par les questions des populations ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour traduire en langage simple à travers des exemples concrets l’utilité des outils.

 

 

La fin de la tournée de formation a été marquée par la mise à disposition dans chacune des communes bénéficiaires (Tchaourou, Tanguiéta, Nikki) de deux (2) ordinateurs (Pentium IV), une imprimante HP 1300 Laser, un onduleur, des paquets de papier RAM, des équipements réseaux (hub 8 ports, câbles certis et de tous les accessoires réseaux.

 

Par Serge Angelo AGNILA - Publié dans : agnila.serge
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Dimanche 11 février 2007

Les TIC regroupent un ensemble de ressources nécessaires pour manipuler de l'information, et particulièrement des ordinateurs et programmes nécessaires pour la convertir, la stocker, la gérer, la transmettre et la retrouver.

On peut regrouper les TIC par secteurs suivants :

  • Les télécommunications et les réseaux informatiques
  • Le multimédia
  • Les services informatiques et les logiciels
  • Le commerce électronique et les médias électroniques
  • La microélectronique et les composants
  • L'équipement informatique

Son implication dans les entreprises implique la sollicitation de tous les acteurs du PDG au simple technicien de surface.   Il convient de donner aux acteurs (notamment les patrons des entreprises) et aux intervenants concernés (y compris les conseillers) la formation minimale permettant de conduire un développement efficace et, pour cela, encourager la mise en place d'actions de formation. Ainsi, l'introduction des technologies de l'information et de la communication (TIC) dans les organisations conduit à  s'interroger sur leurs possibles effets sur le travail et les conditions de sa réalisation. En fait, il convient plutôt de parler d'interaction entre les technologies et le travail et les acteurs qui y sont impliqués. Car les nouvelles technologies changent bien sûr le travail, mais de nouvelles organisations du travail appellent en retour l'émergence d'outils adaptés à  un contexte en évolution.

Quels sont les acteurs impliqués dans l’intégration de ces technologies dans l’entreprise ?

Il y a deux groupes d’acteurs :

I- Le Maître d’ouvrage

On appelle maître d'ouvrage (parfois maîtrise d'ouvrage, notée MOA) l'entité porteuse du besoin, définissant l'objectif du projet, son calendrier et le budget consacré à ce projet. Le résultat attendu du projet est la réalisation d'un produit, appelé ouvrage.

La maîtrise d'ouvrage maîtrise l'idée de base du projet qui consiste à l’intégration des TIC dans l’entreprise, et représente à ce titre les utilisateurs finaux à qui l'ouvrage est destiné. Il  est donc responsable de l'expression fonctionnelle des besoins mais n'a pas forcément les compétences techniques liées à la réalisation de l'ouvrage.

L’assistance à maîtrise d'ouvrage

Lorsque le maître d'ouvrage ne possède pas l'expérience métier nécessaire au pilotage de l’e-projet, il peut faire appel à une maîtrise d'ouvrage déléguée (dont la gestion de projet est le métier). C’est l'assistance à maîtrise d'ouvrage (notée AMO). La maîtrise d'ouvrage déléguée (notée parfois MOAd) est chargée de faire l'interface entre le maître d'oeuvre et le maître d'ouvrage afin d'aider le maître d'ouvrage à définir clairement ses besoins et de vérifier auprès du maître d'oeuvre si l'objectif est techniquement réalisable. La maîtrise d'ouvrage déléguée ne se substitue pas pour autant à la maîtrise d'ouvrage et n'a donc pas de responsabilité directe avec le maître d'oeuvre.

II - Le maître d'oeuvre

Le maître d'oeuvre (ou maîtrise d'oeuvre, notée MOE) est l'entité retenue par le maître d'ouvrage pour réaliser le e - projet, dans les conditions de délais, de qualité et de coût fixées par ce dernier conformément à un contrat. La maîtrise d'oeuvre est donc responsable des choix techniques inhérents à la réalisation de l'ouvrage conformément aux exigences de la maîtrise d'ouvrage. Le maître d'oeuvre a ainsi la responsabilité dans le cadre de sa mission de désigner une personne physique chargée du bon déroulement du projet (on parle généralement de maîtrise du projet), il s'agit du chef de projet.

La sous-traitance

Pour la réalisation de certaines tâches du projet qui consiste à l’intégration des TIC dans l’entreprise, lorsqu'il ne possède pas en interne les ressources nécessaires, le maître d'oeuvre peut faire appel à une ou plusieurs entreprises externes, on parle alors de sous-traitance (et chaque entreprise est appelée sous-traitant ou prestataire). Chaque sous-traitant réalise un sous-ensemble du projet directement avec le maître d'oeuvre mais n'a aucune responsabilité directe avec la maîtrise d'ouvrage, même si celle-ci a un " droit de regard " sur sa façon de travailler.

En clair, le MOA en terme d’acteurs représente la quasi-totalité des utilisateurs devant utiliser la solution. Puis la MOE dirigée par le chef de projet constitué de techniciens interne et externe, des sous – traitants, des consultants.

TIC et TRAVAIL

 Ce qui est apparu ces dernières années, c'est l'utilisation massive des technologies de l'information dans tous les secteurs de l'activité, et dans pratiquement tous les métiers: les salariés utilisent couramment des outils de gestion de l'information et des outils de communication issus de l'informatique.

La nature du travail elle-même a changé. La matière première est devenue de plus en plus immatérielle : l'information. Le travail est chaque jour plus abstrait, l'effort s'exerçant plus sur des symboles que sur la matière.

Les TIC apparaissent finalement comme porteuses d'ambivalence. Elles peuvent conduire à  plus d’autonomie, à  un enrichissement des fonctions, à  de nouvelles organisations plus flexibles permettant le développement des compétences individuelles, et créer des opportunités pour un meilleur équilibre entre le travail et la vie hors travail. Mais elles peuvent parfois induire une taylorisation accrue de certaines tâches, une surveillance sophistiquée des salariés, et augmentation des risques de stress au travail.

 

Les conditions de travail et de vie dans la société de l'information sont devenues un enjeu majeur tant sur le plan de l'efficacité économique que sur le plan de la construction de la cohésion sociale. Il y a donc là  une opportunité d'action historique pour tous les acteurs sociaux (employeurs, encadrement, concepteurs du travail, syndicalistes) pour définir et négocier des orientations  visant à  améliorer le cadre de vie et de travail, tout en évitant les exclusions.

Par Serge Angelo AGNILA - Publié dans : agnila.serge
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Dimanche 11 février 2007

Les TIC regroupent un ensemble de ressources nécessaires pour manipuler de l'information, et particulièrement des ordinateurs et programmes nécessaires pour la convertir, la stocker, la gérer, la transmettre et la retrouver. 

 Dans quelle mesure leur intégration dans une entreprise peut – il augmenter la productivité et la compétitivité ?

Les TIC permettent de se donner les moyens d’un travail collaboratif facilitant la gestion correcte des projets de l’entreprise. Ils facilitent l’émission, la réception, et l’échange à distance.  La condition sine qua none pour une entreprise d’augmenter sa productivité et sa compétitivité est de rendre performant sa collaboration en in terne comme en externe pour plus d’efficacité dans sa production, de se faire connaître par sa clientèle et de s’informer pour améliorer l’aide à la décision de ses dirigeants

Collaborer

Au sein de l’unité de production, le premier pas est très simple, peu onéreux, mais peut avoir de profondes conséquences sur le plan de la modification des relations hiérarchiques… : il consiste à donner à chaque salarié de l'entreprise une adresse électronique. 

L'étape suivante, surtout si l'entreprise dispose en interne de réseaux informatiques, consiste à mettre en place un " intranet " qui peut aller de la simple mise en commun d'informations (messagerie interne avec annuaire, site Web interne, forums, moteur de recherche, news, etc.) jusqu'à devenir le véritable système nerveux de l'entreprise (outil de réduction des coûts de production et d'achats, accroissement de la réactivité, intégration des systèmes de gestion, conduite de développements par des équipes dispersées géographiquement, qualité, intelligence économique, formation interne, démultiplication de l'efficacité des commerciaux, outil pour la maintenance, outil de participation sociale, télétravail et téléservices).

Avec ses partenaires, Il s'agit de mettre en place un " extranet ", réseau privé virtuel commun à l'entreprise et à ses partenaires. Ce réseau concernera les  relations administratives et financières avec les client et fournisseurs, les donneur d'ordre et sous-traitants, les banques et l’entreprises (Internet apparaît là comme un atout pour le développement de l'EDI - Echange de Données Informatisées – en en baissant considérablement le coût de communication grâce à l'utilisation de la norme IP).

 

 Se faire connaître

A l'évidence, l'émission d'informations permet de se faire connaître, par exemple pour vendre ou pour trouver des partenaires il s’agira de mettre sur le Web le catalogue des produits, des services et du savoir faire de l'entreprise. C’est un outil permettant à l’entreprise d’avoir une visibilité internationale, de se mettre à l'écoute et au service de sa clientèle, de détecter de nouveaux partenaires ou d'informer, par exemple ses actionnaires.

 S'informer

Il y a trois façons de s’informer pour contribuer à l’aide à la décision qui améliorera la productivité et la compétitivité de l’entreprise :

  1. Information passive : il s'agit pour l’entreprise d'exploiter ce qui arrive sous forme d’offres commerciales, de requêtes des visiteurs du site web de l’entreprise et analyse de leur profil et d’exploitation des réclamations. 
  2. Information semi-active : elle consiste à définir ses centres d'intérêt afin de recevoir automatiquement l'information pertinente ainsi que les mises à jour des logiciels utilisés. c’est la technique " Push " et " Agents Intelligents ", qui permettent la veille stratégique ainsi que la fonction d'alerte. 
  3. Information active : recherche sur le Web d'informations techniques, d'opportunités liées à des appels d'offres, de recrutement de personnel, de possibilités de formation, d'opportunités d'achats ; recherche de partenaires technologiques ou commerciaux ; intelligence économique.

Ces conditions remplies, le bénéfice que peut espérer tirer une PME d'un " investissement Internet " est fonction du produit ou service qu'elle a à vendre, du client auquel elle s'adresse de l'organisation et de la culture de l'entreprise. En bref, ce bénéfice est à considérer dans le cadre de la stratégie de l'entreprise. 

L’intégration des TIC ne constitue donc pas vraiment pour l'entreprise d'un problème technique ou financier mais un véritable défi stratégique.

Outils permettant flexibilité et réactivité, le TIC pourra facilité :

Ø       La veille économique permet de mieux anticiper les initiatives de la concurrence ou les évolutions des besoins des clients

Ø       La veille technologique permet de profiter sans délai des progrès techniques

Ø       Le co-engineering entre donneur d'ordre et sous-traitant permet d'écraser les délais de conception et de mieux intégrer, très en amont les compétences des multiples entreprises participant à la conception d'un produit ou d'un chantier

Ø       Le "Service Après Vente", la télémaintenance ainsi que la possibilité pour les techniciens de maintenance d'accéder depuis le client à toute la compétence de l'entreprise augmente l'efficacité de ce service crucial pour la fidélisation du client tout en en abaissant le coût

Ø       La possibilité pour l'ingénieur commercial de rester "branché" sur le bureau d'étude et le service commercial lui permet de faire plus rapidement des offres plus pertinentes tant sur le plan technique que juridique et financier

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Dimanche 11 février 2007

Les TIC regroupent un ensemble de ressources nécessaires pour manipuler de l'information, et particulièrement des ordinateurs et programmes nécessaires pour la convertir, la stocker, la gérer, la transmettre et la retrouver.

On peut regrouper les TIC par secteurs suivants :

  • Les télécommunications et les réseaux informatiques
  • Le multimédia
  • Les services informatiques et les logiciels
  • Le commerce électronique et les médias électroniques
  • La microélectronique et les composants

 

Du faite de son large éventail, il intervient de manière transversale dans l’entreprise.

Outil de transactions, Internet intervient dans les télécommunications (téléphone, fax, transmissions de données) et d'informatique. Mais il permet également de gagner en flexibilité, dans la gestion de stocks et de logistique, en influent sur le coût des approvisionnements, du service après-vente, et du financement.

 L'ouverture sur le monde qu'offre le Web et ses outils de publication et de navigation permettent d'accéder à de nouveaux clients, à de nouveaux marchés, à de nouveaux partenaires, à de nouveaux collaborateurs, ou à de nouveaux fournisseurs.

Cette intégration dépend du domaine d’activité et de la taille de l’entreprise.

Les Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) se répartissent comme suit dans les différent secteurs suivants :

Les secteur producteurs : Industries informatiques, entreprise de communication, télécommunication
Les secteurs des consommateurs : Banques assurances, services, médias, presse
L’ensemble du paysage industriel puisque tout le monde à l’usine comme au bureau fait usage des TIC à des degrés divers

Dans le domaine de la relation client, les centres d’appels, sont devenus un des principaux secteurs créateurs d'emplois. Mais au prix de conditions de travail qui ne sont pas toujours idyliques, et d'une tentation forte de retour au taylorisme le plus rigoureux.

Dans un tout autre registre, le secteur du transport de marchandises est aujourd'hui confronté à  une évolution de son mode d'organisation, avec le développement rapide des GSM et de l'informatique embarquée. Evidemment cette évolution n'est pas sans conséquences sur le travail et plus particulièrement sur les conditions de travail des conducteurs.

Mais les secteurs les plus proches de l'avènement de la société de l'information sont eux aussi confrontés à  la nécessité d'une évolution des métiers : c'est le cas des entreprises d'installation téléphonique, qui doivent faire face à  un changement radical des compétences associées aux métier d'installateur.

En fait, le degré d’intégration des TIC dans ces entreprises est fonction du produit (ou service) qu'elle a à vendre (produit impliquant beaucoup d'informations, à créneau mondial, plutôt de haut de gamme et en tout cas difficile à trouver n'importe où, nécessitant une certaine personnalisation), du client auquel elle s'adresse (clientèle branchée ou passionnée, public de bon niveau culturel, amateurs de cadeaux faciles à offrir), de l'organisation et de la culture de l'entreprise (éclatement géographique, appartenance à un réseau). Qui lui-même es tributaire de la taille de l’entreprise

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Mardi 23 janvier 2007

De nombreuses irrégularités caractérisent le secteur béninois des télécommunications. Pour ce faire, le gouvernement du Docteur Boni YAYI, par l’entremise de son ministre délégué, chargé de la communication et des nouvelles technologies, Venance GNIGLA a décidé de prendre un certain nombre de mesures pour assainir ce secteur.
Au nombre de celles-ci, les appels vers l’international doivent désormais passer par les plates formes de Bénin Télécoms S.A. Pour en savoir plus, la rédaction de la Citadelle s’est entretenue avec Patrick BENON, le Numéro 2 de cette structure qui nous a livré les détails de ces mesures, ainsi que ses implications sur, aussi bien les consommateurs que les promoteurs.

Qui est Patrice BENON ?

La personnalité de Patrick Benon résonne aussi bien au Bénin qu’à l’étranger. Il est nommé au poste de DGA Bénin Télécoms pendant qu’il faisait valoir ses compétences en Europe. Depuis 2005, il est le directeur de produits chez Oberthur Card Systems.


Avant d’être à ce poste, il a laissé derrière lui une riche expérience à la société Accenture, Ex Andersen Consulting, en qualité d’ingénieur conseil. Mais également il a été responsable de l’architecture dans le cadre du projet de refonte du système de l’opérateur de télécommunications mobiles français Sfr. Par ailleurs, après avoir été chargé de cours à l’Ecole nationale supérieure des télécommunications de Paris, il a mis une fois encore ses qualités d’ingénierie au service du groupe Schlumberger Systems, ceci dans les recherches et le développement.


Monsieur Patrick Benon, vous êtes le Directeur Général Adjoint de Bénin Télécoms S.A, quelles sont les nouvelles décisions prises par le gouvernement en ce qui concerne le secteur des télécommunications ?


Je suis très heureux que vous m’ayez invité pour m‘exprimer au sujet des décisions importantes que le gouvernement a prises au niveau du secteur des télécommunications. Ces décisions peuvent se regrouper en quatre points :


Le premier point concerne les appels à l’international. Le gouvernement a décidé que tous les accès à l’international passent désormais par Bénin Télécoms S.A. En réalité, ça devait déjà être le cas aujourd’hui, puisque la loi actuelle oblige normalement tous les opérateurs à passer par Bénin Télécoms. Le deuxième point concerne l’interconnexion. L’interconnexion inter réseau veut dire que lorsque vous êtes sur le réseau d’un opérateur GSM, et que vous appelez un autre réseau, vous devez transiter également par les équipements de Bénin Télécoms. Aujourd’hui, comme l’international, la loi prévoit déjà cela. Il y a des interconnexions qui se sont faites hors de Bénin Télécoms mais ces interconnexions ne sont pas dans une totale légalité, même s’il y a eu des arrêtés qui ont autorisé certains opérateurs à le faire. Je pense que dans la décision du conseil des ministres, ces arrêtés ont été supprimés. Le troisième point concerne les licences qui ont été attribuées, à savoir ADSL, WI-MAX, WI-FI, etc.… Les licences ont été donc suspendues par le gouvernement. Cela ne veut pas dire que les entreprises qui exerçaient dans ce secteur doivent arrêter tout de suite. Cela veut simplement dire que ces entreprises qui exercent légalement doivent se rapprocher du ministère de la communication pour se voir attribuer une autorisation. En réalité, le gouvernement a pris cette décision, parce qu’une licence pour exercer dans le domaine de la télécommunication suppose que les entreprises qui la reçoivent aient les capacités de travailler dans la légalité et de fournir des services de qualité aux consommateurs. Donc les études qui avaient été faites au départ n’ont pas forcément pris en compte tous ces paramètres. Le ministère de la communication va revoir l’ensemble des licences et délivrer de nouvelles licences à ceux qui peuvent vraiment fournir des services de qualité aux consommateurs. La quatrième décision concerne les cabines téléphoniques des opérateurs mobiles. Ces cabines, le gouvernement vient de rappeler que les opérateurs GSM n’ont pas la licence pour faire des cabines téléphoniques mobiles parce qu’ils ont juste la licence pour faire de la téléphonie mobile. Pour faire des cabines téléphoniques, il faut d’abord l’autorisation de faire de la téléphonie fixe et de faire des cabines téléphoniques par la suite. Ce n’est pas le cas aujourd’hui pour eux. Donc, le gouvernement leur a juste rappelé qu’ils n’avaient pas le droit d’exercer comme ils le font. Donc, voilà en gros, pour récapituler les décisions prises par le gouvernement par rapport au secteur de la télécommunication.

 

A quoi doit-on autant de dysfonctionnements ? N’existait-il pas des dispositions juridiques pour mieux réglementer ce secteur et faire savoir aux opérateurs leurs obligations ?


En réalité, je pense que la libéralisation du secteur n’a pas été encadrée et contrôlée comme il le fallait. Au Bénin, on n’a pas vite compris les enjeux du secteur des télécommunications parce que pendant longtemps, les télécommunications s’opéraient uniquement par le biais de l’OPT qui est l’opérateur historique, mais lorsqu’il y a eu l’ouverture, on n’a pas vraiment contrôlé cette ouverture là. Si bien que l’ouverture s’est faite dans l’anarchie totale. Donc, en réalité, il y a eu un manquement au niveau de l’encadrement de cette ouverture et c’est ce tir là que le gouvernement veut corriger aujourd’hui.


A votre avis, quelles seront les incidences de cette nouvelle mesure ?


Les incidences de ces nouvelles mesures pour moi seront positives dans le sens où dans le désordre actuel, tout le monde commençait à perdre. Que ce soit Bénin Télécom, ou les autres opérateurs du secteur d’ailleurs. Lorsqu’on prend par exemple le domaine du trafic international, le trafic illégal a finalement fait chuter le prix d’accès du Bénin, vu de l’international. Donc, ce sont les prix des terminaisons d’appel. Aujourd’hui, lorsqu’un opérateur étranger appelle le Bénin, il paie trente cinq francs au Bénin. Lorsque ce même opérateur appelle la Côte d’Ivoire, il paie soixante dix neuf francs. Lorsqu’il appelle le Mali, il paie soixante dix neuf francs, lorsqu’il appelle le Sénégal, il paie soixante six francs. Donc la destination du Bénin a été totalement bradée sur le marché international. C’est dû au fait que le marché international fonctionne sur la base de l’offre et de la demande. Si l’opérateur historique qu’est Bénin Télécoms propose un prix sur le marché international, et qu’à côté, il y a du trafic illégal de communication qui se fait à des prix plus bas, évidemment que les opérateurs étrangers passent par des chemins illégaux pour accéder au Bénin. Voilà comment les prix d’accès au Bénin ont chuté depuis plusieurs années, et c’est un manque à gagner pour tout le monde. Parce que cet argent qui est perçu ne va même pas dans les poches de ces opérateurs qui font des trafics illégaux, mais le manque à gagner va dans la poche des opérateurs étrangers. Pour résumer un peu la situation, en fait les opérateurs qui travaillent dans l’irrégularité, pour gagner quelques milliards, ont fait perdre à l’Etat béninois et au Bénin entier, des dizaines de milliards de francs CFA. Voilà la situation.


Combien de temps vous donnez- vous pour assainir le secteur des télécommunications au Bénin ?


Avec les mesures que le gouvernement est en train de prendre, le secteur sera assaini très rapidement. Maintenant, comprenez que je ne peux pas donner de date, je ne peux pas fixer un délai, mais avec tous les mesures qui sont mises en place par le gouvernement, très rapidement, le secteur sera assaini. Vous savez, le secteur des communications est dense, et même les grandes puissances n’ont pas encore fini d’assainir leur secteur. Il y a toujours de la fraude. Par contre, il faudrait réduire cette fraude là et la rende marginale. Le problème au Bénin est que c’est la fraude qui est institutionnalisée et c’est ce qui passe pour la norme. Par exemple, lorsqu’on prend le travail de la commission interministérielle qui a été créée sur les entreprises du secteur on constate que sur cinquante entreprises contrôlées, quarante sept sont dans l’illégalité. C’est-à-dire qu’à peu près 95% des entreprises qui sont dans les télécommunications sont aujourd’hui dans l’illégalité. Donc, l’assainissement aura pour but de rendre la fraude marginale.

Qu’adviendra-t-il des promoteurs de cyber café ?


Selon la décision du conseil des ministres, les promoteurs de cyber café ne sont pas concernés. Ils peuvent continuer de travailler comme ils le faisaient en toute légalité. Il n’y a pas de problème à leur niveau.

Une question sautera à l’esprit des Béninois, c’est ce qui va fondamentalement changer au niveau des coûts de leurs communications. Serai-ce bénéfique pour eux ?


Au niveau des coûts de communication sur le plan national, en principe, rien ne devrait changer. Donc, le ministre de la communication poursuit sa lutte pour arriver à une baisse des coûts au niveau des opérateurs GSM. Sur les prix d’accès à l’international, des efforts seront faits pour que le consommateur final ne ressente pas une augmentation. Aujourd’hui, je ne vous cache pas qu’il y a des anomalies au niveau des prix d’accès à l’international. Par exemple, pour accéder à la France, il y a un opérateur qui pratique le prix de 150 francs CFA. Cet opérateur là devrait passer par Bénin Télécoms. Or, Bénin Télécom vend la minute à 185 francs CFA. Comment peut-il par conséquent vendre la minute au consommateur final à 150 francs CFA, alors que Bénin Télécom lui, vend la minute à 185 francs. Cela veut peut être dire que cet opérateur là emprunte des routes qui ne passent pas par les infrastructures de Bénin Télécoms.


A vous suivre, on craint que les prix des communications vers l’international ne soient pas revus à la hausse.


Je ne pense pas, mais je ne décide pas tout seul. Parce que pour décider, il faudrait que l’ensemble des opérateurs GSM se retrouvent autour d’une table. C’est ce que nous allons essayer de faire pour discuter ensemble de structures du coût, et avoir des tarifs vers l’international qui n’augmentent pas. Je ne décide pas tout seul, mais nous ferons en sorte que vu du consommateur final, il n’y ait pas de grande différence par rapport à ce qui se fait aujourd’hui.


Quel est le bilan que vous pouvez faire depuis votre arrivée à Bénin Télécom ?


Depuis mon arrivée, plusieurs choses ont été faites sur le plan de l’organisation. Vous le savez, on est passé de plus de cinquante directeurs à Bénin Télécoms, à huit directeurs. C’est donc une équipe resserrée autour du Directeur Général. Donc déjà sur le plan de l’organisation, la gestion interne au niveau de Bénin Télécoms est optimisée aujourd’hui. Sur le plan de la crédibilité vis-à-vis des institutions financières je crois qu’on a fait un pas de géant parce que pendant plusieurs années, les dirigeants de Bénin Télécoms n’arrivaient même pas à discuter avec les opérateurs financiers, parce qu’il n’y avait aucune stratégie pour arriver à trouver des équilibres et répondre aux engagements qu’ils avaient pris. Grâce aux plans de redressement que nous avons soumis aux bailleurs de fonds les 12 et 13 décembre, nous avons regagné cette crédibilité vis- à vis des institutions financières. Aujourd’hui, on travaille en toute sérénité avec ces institutions. Par rapport aux partenaires étrangers de Bénin Télécoms, nous avons regagné une certaine crédibilité. Nous sommes aujourd’hui en très bons termes avec l’ensemble des partenaires étrangers, ce qui n’était pas du tout le cas avant. Parce que d’engagements en engagements qui n’étaient pas tenus, la direction de Bénin Télécoms avait perdu toute crédibilité. Sur le plan technique, beaucoup de projets qui vont améliorer la qualité de service sont en route. Sur le plan du GSM, il y a un projet qui est en cours. Je ne veux pas rentrer dans les détails, je préfère que le consommateur final constate lui-même l’amélioration de qualité qui viendra dans les prochaines semaines. Sur le plan de la téléphonie fixe, il y a un grand projet qui est en cours et qui va permettre de résorber les demandes qui sont en attente. Rendez vous compte qu’il y a près de 50.000 demandes en instance pour la téléphonie fixe. Donc nous avons mis en place un projet de téléphonie fixe qui permettra de résorber ces demandes et même de prendre en compte de nouvelles demandes, jusqu’à 200.000 nouvelles demandes. Sur le plan de la fibre optique, plusieurs projets sont également pris en compte. Donc la fibre optique est un canal privilégié qui va permette de relier le Bénin à tous ses voisins. Le Bénin sera relié au Togo, le Bénin au Burkina Faso via la fibre Parakou- Porga, le Bénin sera relié au Niger via la fibre Parakou- Mallanville. On a également des projets pour relier le Bénin au Nigeria via la fibre Porto Novo- Sèmè Podji et Idiroko. Il y a donc tous ces projets qui permettront au Bénin de jouer un rôle central au niveau des télécommunications dans toute la sous région.

Vous venez de parler téléphonie fixe. Par contre, il y a quelque temps, on a eu des installations de téléphones sans fils dont plusieurs consommateurs n’étaient pas satisfaits du fait de nombreux dysfonctionnements. A quoi était-ce dû, et peut-on espérer ne plus avoir à faire aux mêmes désagréments ?

C’était dû au fait que la technologie qui était utilisée n’était pas appropriée. C’était une technologie AMPS, l’ancien réseau de téléphonie mobile de Bénin télécoms. Lorsque la nouvelle norme GSM est arrivée, on a recyclé l’ancien réseau de la téléphonie mobile pour faire de la téléphonie fixe. C’est simplement dû au fait que la technologie utilisée n’était pas adaptée aux besoins des consommateurs. Les nouveaux projets qui sont lancés sont des projets, comme le ministre l’a dit. Le projet CDMA est une technologie qui est faite pour la technologie sans fil et qui a fait ses preuves dans plusieurs pays, même les pays voisins comme le Togo, le Niger .C’est donc une technologie éprouvée qui sera mise à la disposition des consommateurs. Il n’y aura pas d’inquiétudes à se faire à ce sujet.
Source : www.beninhuzu.org

Par Serge Angelo AGNILA - Publié dans : agnila.serge
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